L’Inquisition ? C’est quoi ? Pourquoi ? Quand ? Comment ?

Inquisition

Pourquoi l’Inquisition ? C’est quoi ? De quand à quand ? Comment est-elle organisée ? Quid de la torture ? Josselin Maillet, professeur d’histoire, a bien voulu répondre à nos questions.

Petit rappel sur l’Histoire et le rôle de l’Historien.

Avant de s’attaquer à un sujet aussi épineux que celui de l’Inquisition, il convient de rappeler quelques éléments sur la matière qu’est l’Histoire et ce qu’est le travail de l’historien. Pour reprendre les mots de Pierre Nora, historien membre de l’Académie française : « La mémoire divise, l’Histoire seule réunie. » Le rôle de l’Histoire n’est pas de distribuer des bons points ou de donner des leçons, mais de rétablir la vérité sur des événements passés. Ainsi l’Historien utilise une méthode d’analyse qui se rapproche de la méthode scientifique à l’exception que celle-ci s’applique à une science qui a pour objet l’Homme. L’Historien doit être le plus objectif possible, c’est-à-dire ne pas émettre de jugement basé sur ses sentiments, il doit être impartial et tout aborder de manière neutre. Nous ne chercherons donc pas dans cet article à juger l’époque ou à excuser les responsables, mais nous tâcherons d’expliquer ce phénomène.

Nous suivrons la démarche suivante : retour sur les bornes chronologiques de notre champ d’étude et définition des termes. Nous reviendrons sur la manière dont ce sujet a été traité par nos prédécesseurs. Enfin, nous poserons la question du « pourquoi l’Inquisition ? » afin de s’intéresser au « comment » elle se met en place et quelles sont ses méthodes.

Bornes chronologiques et définition

Les historiens distinguent aujourd’hui plusieurs périodes de l’Inquisition :

  • l’Inquisition médiévale, introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Grégoire IX en 1231
  • l’Inquisition espagnole, inféodée à la couronne d’Espagne, fondée en 1478 et supprimée en 1834
  • l’Inquisition portugaise, inféodée à celle du Portugal, lesquelles opéraient aussi dans les colonies de ces pays
  • l’Inquisition romaine (Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle), fondée en 1542, remplacée par la Sacrée Congrégation du Saint-Office en 1908 (1).

Par commodité, nous allons analyser ici la première période de l’Inquisition dite « médiévale » qui se déroule du XI-XIIIe siècle.

Sur le terme maintenant, le mot « Inquisition » vient du latin inquisitio signifiant enquête. Il s’agit d’une juridiction spécialisée créée par l’Église pour lutter contre l’hérésie. L’hérésie (2) est « selon la théologie catholique, une conception erronée en matière de foi ». Il s’agit donc pour l’Inquisition de trouver les personnes qui remettent en cause la foi de l’époque et de les ramener à la « vraie foi ».

Ce tribunal a été institué en 1231 avec la publication de Excommunicamus du pape Grégoire IX (3). Il convient de rappeler qu’avant que l’Inquisition ne soit appelée, une croisade a été ordonnée en 1208 contre les Albigeois (cathares). Elle se déroulera de 1209 à 1229, lui succèdera l’insitition de l’Inquisition que nous voyons ici.

Voilà pour les définitions, avant d’approfondir le sujet nous allons revenir sur la manière dont il a été traité par les historiens.

L’Inquisition au fil du temps

Au XVIIIe siècle apparaît un mouvement que les Historiens appellent Lumières, il s’agit d’une minorité de la population européenne qui se caractérisent comme des hommes de Sciences. Ils sont savants, lettrés, écrivains, philosophes (Voltaire, d’Alembert, Diderot …) et remettent en cause la société dans laquelle ils vivent. Cette remise en cause de la société s’accompagne d’une critique de la religion qui imprègne la société, à savoir en Europe la religion catholique. Ces hommes des Lumières souhaitent une autre société fondée sur des bases nouvelles, ils vont alors rejeter celle de l’époque basé sur deux choses, principalement le pouvoir royal et la religion. Ils vont donc dénigrer celle-ci en s’appuyant sur l’histoire « noire » de l’Eglise, en l’occurrence l’Inquisition, les guerres de religion etc. Cette critique des Lumières s’apparente donc plus à une volonté de dénigrement qu’à une recherche de la vérité.

Au XIXe siècle, dans la continuité de cette critique de la religion sous la IIIe République, on retrouve l’historien Michelet. Historien controversé au XXème siècle jugeant que son histoire est trop « moralisatrice » (4). Il faut attendre le dernier siècle, ainsi que ces dernières années pour voir émerger une véritable critique historique sur l’Inquisition échappant aux préjugés des Lumières ou à une histoire moralisatrice (5).

Après avoir succinctement rappelé l’historiographie de l’Inquisition, revenons à son « pourquoi ? ».

Pourquoi l’Inquisition ?

Contexte : une société imprégnée par la religion chrétienne

Nous sommes aujourd’hui en France, et d’une manière générale en Europe, dans une société sécularisée où la religion n’a plus la place qu’elle avait autrefois. Pour la période que nous étudions, il faut se remettre en mémoire que la religion irrigue toute la société, elle en fait partie, elle est sa composante même. Le rôle de l’Église est donc très important, car celle-ci s’occupe du salut. En effet, les hommes de l’époque croient en la vie après la mort, ainsi qu’au « jugement particulier ». Il s’agit du moment où pour ces hommes, une fois morts, leur âme est pesée. Les actes mauvais penchent la balance d’un côté, les actes bons d’un autre. Si la balance penche plus du côté « acte mauvais » alors l’âme risque la damnation éternelle en enfer, si c’est de l’autre côté alors l’âme ira au paradis, mais devra passer avant cela au purgatoire (lieu de purification avant d’accéder au paradis – 6). Nous sommes dans une société où l’athéisme (7) n’est pas pensable, les personnes suivent donc les préceptes de l’Église afin de parvenir au salut de leur âme menant pour la vie éternelle promise par le Christ.

Afin de mieux visualiser cette société, nous pouvons l’imaginer comme un corps dont chaque homme et femme font partie. L’hérésie dont nous avons parlé au début est le fait de remettre en cause la foi catholique, en l’occurrence les dogmes (8). Pour l’époque, ceux qui ne croient plus en la foi catholique se mettent en dehors de toute la société, pour reprendre l’image du corps ce sont alors des éléments « malades » qu’il faut guérir. Pour guérir alors notre société, il y a deux choix : amputer la partie malade du corps, ou la soigner. L’Inquisition a pour rôle d’éviter l’amputation, nous allons voir que celle-ci apparaît dans un contexte bien précis qui est celui de l’apparition d’hérésie.

Contexte : Le développement du Catharisme

On ne peut comprendre l’apparition de l’Inquisition sans revenir sur le contexte de l’époque. Dans le sud-ouest de la France se développe une hérésie connue sous le nom de « catharisme ». Selon cette « déviance » de la religion chrétienne, il y a une lutte dans l’univers entre le bien et le mal (mal créé la matière, Dieu créé l’esprit) l’âme est créée par Dieu, mais le monde matériel est créé par Satan. Elle s’oppose au dogme de la Trinité en affirmant par exemple que Jésus n’est pas le fils de Dieu. On distingue chez les cathares les croyants et ceux qui ont une vie rude (les parfaits). Les parfaits ont une rigueur de vie, vie dure (jeûne permanent qui peut emmener la mort, le mariage est interdit). En effet, pour eux le corps et la matière sont l’oeuvre de Satan.

Ces gens sont mal perçus dans la société par les habitants, qui les croient possédés et souhaitent pour certains d’entre eux les brûler vifs. L’Inquisition est un moyen pour l’Église de « reprendre la main » sur ces personnes afin d’éviter qu’ils ne passent par la vindicte populaire. De plus l’Église, à l’époque, cherche à affirmer son autorité, le pape à imposer son pouvoir face aux rois (idéal de la théocratie, pouvoir religieux domine sur le pouvoir civil). En effet, le catharisme a d’autant plus été soutenu par des comtes du sud de la France, le pape craignant que ceux-ci remettent en cause l’influence de l’Église (9).

Nous allons voir maintenant comment cette Inquisition se met en place.

Comment ? Organisation de l’Inquisition

L’Inquisition est sous la tutelle directe du pape, elle s’appuie sur des Inquisiteurs qui sont des religieux chargés de trouver des preuves d’hérésies chez les personnes accusées. Ils mènent donc une enquête sur la personne suspectée, mise en accusation. Les Inquisiteurs ne sont pas des bourreaux qui torturent pour le plaisir, l’objectif principal était que la personne avoue son tort et se repentisse. Il faut des preuves concrètes, des témoignages avant procéder à l’arrestation d’une personne par les pouvoirs civils. Si rien n’est obtenu de la part de l’accusé alors on donne la personne au bras séculier qui le jugera. L’Inquisition ne condamne pas de manière systématique les suspects. La justice n’est donc pas aveugle comme peut l’être alors la justice seigneuriale.

Avant d’avoir affaire aux Inquisiteurs, le pape a envoyé un ordre prêcher la repentance aux hérétiques, il s’agit des Dominicains. Ainsi le 20 avril 1233, le pape charge les frères prêcheurs (les dominicains, donc) de lutter contre l’hérésie dans le Languedoc. Le futur Saint Dominique a prêché dans le sud de la France des mois durant, il cherche à ramener les hérétiques sur le chemin de la foi. Il va même jusqu’à passer une nuit entière à discuter théologie avec des cathares afin de les convertir.

L’Église n’obtiendra que peu de succès avec cette démarche. Face à l’obstination de certains, la torture devient un moyen d’aveu, certes contestable, mais là aussi à remettre dans le contexte de l’époque.

Comment ? La torture

Petit rappel : le but est de ramener la personne suspectée d’hérésie dans le droit chemin, de permettre la conversion. La torture est donc un moyen et pas une fin, on parle à l’époque de « soumettre à la question » l’accusé. Elle était employée si l’accusé refuse d’avouer malgré les preuves. Cependant, la justice ne s’appuie sur l’aveu obtenu par la torture que s’il est réitéré « sans aucune pression de force ou de contrainte », donc hors de la chambre de torture, pour être recevable. Le faux témoignage est par ailleurs poursuivi et condamné. L’inquisiteur Bernardi entre 1308 et 1323, sur 930 sentences compte 139 acquittement, 286 pénitences religieuses, 307 incarcérations, 156 sentences diverses (pilori, destruction de la maison, exil) et 42 condamnations au bucher. Il n’y a pas de droit de recours en appel, pas de témoin, mais l’abus des inquisiteurs est réprimandé. Par exemple, Robert le Bougre, ancien hérétique converti en inquisiteur en Champagne qui envoie des dizaines de personnes au bûcher : il est suspendu temporairement en 1233. Il reprend sa mission et l’exerce avec un tel zel qu’il est condamné à la prison pour perpétuité en 1247.

Bilan

Sur la question du catharisme, cette hérésie va disparaître du sud de la France, que ses membres soient retournés dans le giron de l’Eglise catholique, aient été tués ou après avoir fui le territoire. L’Inquisition médiévale va donc perdre de son influence en France avec le déclin de l’hérésie cathare à la fin du XIVe siècle. Sous le contrôle de l’Église, l’Inquisition voit son influence diminuer au fur et à mesure que celle du roi de France augmente. Les tribunaux inquisitoriaux disparaissent du Royaume de France à la fin du XVIIe siècle, après qu’elle ait repris une relative importance à la Renaissance en pays protestants.

  • Pour aller plus loin :

Sources :

(1) Wikipedia, Inquisition

(2) Dictionnaire Larousse, Hérésie

(3) Qu’est-ce que l’Inquisition ?

(4) Wikipedia, Michelet

(5) Didier Le Fur, L’Inquisition, Enquête historique, France, XIIIe-XVe siècle, Tallandier, 2012

(6) Portail officiel de l’Eglise catholique en France

(7) Dictionnaire Larousse, définition de l’athéisme : « doctrine qui nie l’existence de Dieu. »

(8) Dictionnaire, Larousse, définition d’un dogme : « Point fondamental et considéré comme incontestable d’une doctrine religieuse. » Par exemple la Trinité (existence de Dieu en trois personnes : Père, Fils et Esprit-Saint) date du Concile de Nicée en 325 ou encore l’Immaculée Conception proclamée par Pie IX en 1854. Les dogmes de l’Église catholique, une fois fixés, demeurent. Cependant d’autres peuvent être « découverts » au fur et à mesure que l’Église avance.

(9) Youtube, France inter, 2000 ans d’Histoire, Inquisition

 

 

Inquisition : l’histoire contre la légende

« Inquisitio », thriller diffusé sur France 2 au mois de juillet, réunit tous les clichés imaginables sur l’Inquisition. Il faut lire en contrepoint le livre de l’historien Didier Le Fur, qui remet la réalité en perspective.

Du sang, du sexe et de la mort, des bourreaux et des comploteurs, des méchants très méchants et des gentils très gentils : excellents ingrédients pour un thriller. Nicolas Cuche y a recouru sans compter dans Inquisitio, téléfilm dont il est à la fois le concepteur, le réalisateur et le scénariste. L’oeuvre, présentée comme « la saga de l’été », sera diffusée par France 2 lors des quatre mercredis du mois de juillet. Le problème , c’est que ce thriller se déroule au XIVe siècle et que l’auteur, au nom de la « liberté romanesque », mêle sans vergogne l’histoire et la fiction. Pour un historien, l’exercice serait déjà à haut risque. Mais de la part d’un non-historien, il relève de la tromperie quand sont travestis des faits et des personnages qui ont réellement existé et sur lesquels les archives nous renseignent parfaitement. Ce qui est le cas ici. « Inquisitio n’est pas une leçon d’histoire homologuée par une batterie d’experts », reconnaît Nicolas Cuche. Mais l’avouer ne constitue pas une excuse, car le téléspectateur non averti avalera comme authentiques toutes les erreurs et les invraisemblances d’une série qui semble relever du grand Guignol, et non de l’histoire.

Nous sommes en 1370. Le Grand Schisme divise l’Occident : un pape règne en Avignon, l’autre à Rome. A Carpentras, la peste décime la population. Persuadé qu’il s’agit d’un fléau envoyé par Dieu pour punir les hommes de leurs errements et qu’il n’y a rien d’autre à faire que de traquer le péché et l’hérésie, le grand inquisiteur nommé par le pape d’Avignon s’oppose à un médecin juif, esprit éclairé, qui veut éradiquer la maladie. Mais tous deux sont pris dans les péripéties d’un complot fomenté par le pape de Rome, qui veut éliminer son rival d’Avignon.

Un mythe forgé au XIXe siècle

Entre quelques scènes de torture ou de viol, le film donne à voir Clément VII (le pape d’Avignon) dans son bain en compagnie de jeunes personnes dévêtues, des fidèles d’Urbain VI (le pape de Rome) inoculant la peste dans le Comtat Venaissin sur ordre de Catherine de Sienne – la sainte mystique étant réduite à une névrosée aux pulsions meurtrières.
« Inquisitio raconte l’échec et les ravages du fanatisme religieux et de l’intolérance », assure le producteur de la série télévisée. « L’Inquisition, constate en écho l’historien Didier Le Fur, reste dans l’imaginaire collectif un temps de violence et d’abus, le temps d’une justice arbitraire conduite par des religieux. Un temps d’obscurantisme et d’intolérance, un temps de nuit, d’ignorance, où régnait, victorieuse, la superstition » *. Mais le chercheur d’ajouter aussitôt : « La légende fut bien construite. »

Spécialiste du Moyen Age tardif et de la Renaissance, Le Fur publie un livre particulièrement précieux pour ceux qui voudront comprendre quelque chose à l’Inquisition en évitant les divagations d’un feuilleton télévisé. L’origine, les buts, les méthodes et les effets de cette institution médiévale, si contraire à la mentalité contemporaine, y sont exposés en s’appuyant sur les travaux universitaires qui, depuis une trentaine d’années, ont abouti à la déconstruction d’un véritable mythe dont on sait qu’il a été largement instrumentalisé par les anticléricaux. En 1829, sous la Restauration, Etienne-Léon de Lamothe-Langon publiait ainsi une Histoire de l’Inquisition en France dans laquelle, affirmant avoir travaillé à partir de documents inédits tirés des archives ecclésiastiques de Toulouse, il décrivait avec force détails les crimes imputables aux tribunaux inquisitoriaux, alignant noms de victimes, dates et lieux. Dans les années 1970, deux historiens britanniques, Norman Cohn et Richard Kieckhefer, voulurent examiner la thèse de Lamothe-Langon à partir de ses sources originales : quelle ne fut pas leur surprise de constater que les archives en question n’avaient jamais existé ! « Le texte de Lamothe-Langon, raconte Didier Le Fur, est aujourd’hui considéré comme une des plus grandes falsifications de l’histoire. »

Combattre l’hérésie cathare

L’Inquisition médiévale, fondée au XIIIe siècle, possède une légende noire qui doit beaucoup à la confusion avec les excès de l’Inquisition espagnole, organisation politico-religieuse née au XVe siècle et destinée à assurer la cohésion sociale du nouveau royaume de Castille et d’Aragon sur la base de l’unité de foi. En Provence et dans le Languedoc, les tribunaux ecclésiastiques institués dans les années 1230 avaient pour but, eux, de réduire les hérésies, notamment celle des cathares. Refusant l’arbitraire, ils procédaient de façon formaliste et même paperassière (inquisition vient du latin inquisitio qui signifie « enquête »), interrogeaient des accusés qui avaient le droit de produire des témoins à décharge et de récuser leurs juges. En un temps où la justice civile utilisait la torture, ces tribunaux n’y recouraient que dans des situations codifiées, prononçaient parfois des acquittements, le plus souvent des sentences religieuses (réciter des prières, faire des pèlerinages), les condamnations à mort étant rares, et jamais exécutées par l’Eglise. Ajoutons que les Juifs ne tombaient pas sous le coup de ce système, fondé pour réprimer l’hétérodoxie chrétienne.
A l’origine, écrit Didier Le Fur, le motif de l’Inquisition « était tout à fait honorable : sauver les âmes et conserver la chrétienté ». Son déclin s’esquissera dès les années 1270, les hérésies vaincues, les inquisiteurs ne poursuivant plus que sorciers et magiciens, avant d’être supplantés, au XIVe siècle, par les magistrats laïcs du pouvoir royal.

Aux hommes d’aujourd’hui, y compris aux chrétiens, le contrôle social des consciences et des comportements religieux paraît inconcevable, ce qui rend l’Inquisition incompréhensible et injustifiable. Mais il n’en était pas de même au Moyen Age, Didier Le Fur explique pourquoi. L’historien n’a pas à juger le passé : son devoir est de l’expliquer.

Article publié dans le Figaro Magazine du 29 juin 2012, reprodruit ici avec l’aimable autorisation de son auteur, Jean Sévillia (www.jeansevillia.com)

* L’Inquisition. Enquête historique, France, XIIIe-XVe siècle, de Didier Le Fur, Tallandier.